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Observatoire du mal-être établi par S.O.S Amitié

Edition 2015

« L’évocation des problèmes matériels reste stable, celle de l’angoisse et de la violence est en nette hausse ».
Depuis 5 ans, S.O.S Amitié diffuse sous forme d’un «Observatoire des souffrances psychiques» ses statistiques annuelles d’écoute. En effet, bien que les appels restent strictement anonymes, certaines données sont enregistrées par les écoutants lors de chaque appel : âge et genre de l’appelant ainsi que le motif de l’appel.
Les chiffres ci-après concernent l’année 2014.
Par le nombre d’appels répondus, 681 643, soit un appel toutes les 40 secondes, l’Observatoire S.O.S Amitié est un véritable miroir des inquiétudes et des souffrances des Français.


L’Observatoire est établi à partir des données statistiquement exploitables, soit 76,6% des appels répondus par l’association.
1. Le nombre des appels exprimant des pensées suicidaires qui diminuait régulièrement depuis 2007 (– 35% sur 7 ans) est reparti à la hausse (+ 12% sur un an). En 2014, la durée moyenne des appels a été de 18 minutes et 36 secondes, celle des appels évoquant des pensées suicidaires 31 minutes 6 secondes et celle des appels de suicidants (en instance de suicide) de 49 minutes 18 secondes.
2. En cas d’expression de pensées suicidaires, la solitude est nettement plus évoquée par les hommes que par les femmes (23% versus 16%), alors que les femmes évoquent plus la violence (13% versus 4%) et les problèmes de couple/sentiments (18% versus 12%).
3. L’évocation de la violence est en constante progression depuis 2011 (+ 36% en 4 ans). En 2014, la notion de violence exprimée par les appelants se décompose en : conduite à risque 6%, violence conjugale 7%, violence morale 10%, abus sexuel 12%, violence physique 13%, inceste 16%, viol 18%, autre violence 18%. Un appel sur 2 évoquant la violence parle de violence sexuelle (46%).
4. Alors que l’évocation des sujets matériels (vie courante, chômage etc.) reste stable, l’évocation de la notion d’angoisse croit de façon régulière depuis 3 ans. Elle est notée dans près d’1 appel sur 10, comme si l’inquiétude diffuse avait pris la main sur les problèmes de la vie économique quotidienne.
5. A titre exceptionnel et compte tenu des évènements dramatiques du début de l’année 2015 en France, on trouvera en toute fin de dossier une comparaison entre les mois de janvier 2014 et de janvier 2015 pour les évocations de l’angoisse et de la violence par les appelants de S.O.S Amitié, en France entière et en Île-de-France en particulier :
Angoisse : + 10.6% en France et + 24.4% en Île-de-France
Violence : + 15,2% en France et + 28,7% en Île-de-France.
6. Le nombre d’appels par tchat continue de progresser (+ 9.5% en 2014 versus 2013) et ses appelants de rajeunir : Les jeunes de moins de 25 ans sont passés de 44% à 52% des appelants. Ceux de moins de 16 ans représentent 10% de ces appelants. 20,4% des appelants tchat évoquent le suicide.
7. Par son écoute préventive, S.O.S Amitié s’adresse à deux types d’appelants, ceux qui appellent de façon ponctuelle, une ou quelques fois dans le mois (57%), ou ceux qui appellent de façon régulière, pouvant aller jusqu’à plusieurs fois par jour (43%).
Pour les appelants réguliers, la souffrance psychique et la solitude sont toujours les premières causes d’appel, mais en proportion plus importante que les autres.
(A noter que la solitude passe en première cause d’appel pour les appelantes régulières avec 53% de notations, versus 41% pour les hommes).
8. A l’exception de la sexualité, les appelants en situation de handicap évoquent en proportion moindre les thèmes habituels (solitude, souffrance psychique, …). Ils parlent essentiellement de leur handicap.
9. La souffrance physique est beaucoup plus évoquée la nuit (48% de plus que le jour) suivie par les addictions (38% de plus), les situations de rupture/deuil (31% de plus) et le suicide (25% de plus). En revanche, la solitude, les problèmes relationnels et la sexualité sont plus évoqués le jour.
10. Enfin, l’accessibilité des lignes téléphoniques S.O.S Amitié mesurée en Île-de-France en 2013* est très préoccupante La meilleure accessibilité est constatée dans la tranche 10h-11h, avec 1 appel pris sur 5 et la plus faible se situe entre 23h et 1h du matin avec seulement 1 appel pris sur 15. En moyenne annuelle, seul 1 appel sur 7,5 est pris et 1 000 appelants en Île-de-France n’arrivent pas à joindre l’association chaque mois.
De la même façon l’accessibilité 2014 des appelants par tchat est encore plus dramatique : 57 230 appels reçus pour 4 560 répondus, soit 1 appel sur 12.
NB1 : Dans les 2 cas, Il faut cependant tenir compte du fait que le nombre d’appels reçus est bien supérieur au nombre d’appelants, en effet, un appelant renouvelle de nombreuses fois son appel tant qu’il n’a pas été pris en charge.
NB2 : Pour l’étude en Île-de-France, les chiffres ont été établis à partir de données de fournisseurs d’accès en 2013. Ils ont sans doute peu varié en 2014.

Edition 2014

Cette année, la Journée Mondiale de Prévention du Suicide qui aura lieu le 10 septembre 2014, a pour thème « la prévention du suicide : un monde connecté». Elle met donc l’accent sur l’interaction de toutes les préventions.

Depuis 4 ans, S.O.S Amitié diffuse sous forme d’un « Observatoire des souffrances psychiques » ses statistiques d’écoute, écoute qui est une des formes majeures de prévention.

Elles concernent l’année 2013 et donnent quelques indications sur le début de l’année 2014. Elles sont particulièrement détaillées cette année sur les

appels suicidaires selon le genre, les tranches d’âge, les motivations et sur l’activité Internet (et du tchat en particulier), notamment dans ses relations avec le suicide.... Lire la suite ci-dessous (2014)

 

Edition 2013

Rappel de l'édition 2013... ci-dessous (2013)

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